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Troisième-voie

Communisme et capitalisme sont les premières, a nous d'en inventer une troisieme...celle qui changera l'humanité

David

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J'essaye toujours de convaincre et d'expliquer plein de trucs; Mais je sais aussi me taire et écouter quand je veux savoir et comprendre. L'écologie fait aujourd'hui parti de ma vie de tous les jours(vélo, tri, consom'ACtion, recherche d'autres convaincus écolos et d' autres modes de vie)
Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas.
[Proverbe amérindien]
La mondialisation a des avantages mais aussi des inconvénients, rechercher des docmentaires et des films sur ce sujet est une de mes passions qui me prend beaucoup de temps.

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jean marc Jancovici
envoyé par kryxxtof
October 20

La prise en compte du cycle de l'azote affine les prédictions climatiques

La prise en compte du cycle de l'azote affine les prédictions climatiques.

Pour la première fois, des scientifiques ont introduit, avec succès, le cycle de l'azote dans des simulations climatiques. Les résultats mettent en doute de précédentes hypothèses sur la rétroaction climat-carbone, ce qui pourrait améliorer la précision des modèles prévisionnels du réchauffement climatique.

Publiés dans Biogeosciences, les résultats de l'expérience du département des énergies du Oak Ridge National Laboratory (ORNL) et du National Center for Atmospheric Research illustrent la complexité de la modélisation du climat. Ils démontrent une fois de plus comment des processus naturels ont un impact conséquent sur le cycle de carbone et les simulations climatiques.

En l'occurrence, en intégrant dans le modèle climatique l'exigence en substances nutritives des plantes, les scientifiques ont constaté que le réchauffement climatique au cours du siècle à venir pourrait être plus important que prévu.

Jusqu'à présent, les modèles climatiques ont ignoré les exigences nutritives de la végétation. En d'autres termes, le postulat des modèles est que toutes les plantes de la Terre ont accès à autant de substances nutritives que nécessaire. Mais en prenant ces exigences en considération, les auteurs ont montré que la croissance des plantes au cours du siècle à venir pourrait être deux à trois fois plus limitée que prévue. Or moins de croissance implique moins de CO2 absorbé par la végétation. On s'attend donc à ce que les concentrations en CO2 dans l'atmosphère augmentent...

Cette réduction de croissance est toutefois partiellement compensée par un autre effet de la hausse des températures : la décomposition accélérée des plantes et autres matières organiques qui augmente la quantité de substances nutritives disponibles pour les plantes. Cependant les auteurs ont découvert que cette disponibilité accrue en substances nutritives ne contrebalance pas la réduction de croissance des plantes.

Une étude complexe qui doit être poursuivie

Au passage, on remarque que les scientifiques impliqués appartiennent à huit institutions différentes (ORNL, le National Center for Atmospheric Research, le National Oceanic and Atmospheric Administration Earth System Research Laboratory et plusieurs universités). Ce qui démontre clairement la large expertise exigée pour s'attaquer à un domaine aussi pluridisciplinaire. « Pour faire ces expériences sur les modèles climatiques, une expertise est nécessaire sur le cycle de l'azote, mais il y a aussi la modélisation du climat, l'océan, la chimie atmosphérique... Il faut ensuite prendre en compte de nombreuses observations pour paramétrer le modèle, souligne Thornton. Le défi a été de combler l'écart entre les disciplines et de démontrer à la très large gamme de scientifiques, des spécialistes de la dynamique des nuages aux spécialistes des circulations océaniques profondes, que [l'incorporation du cycle de l'azote dans les modèles climatiques] était une approche valable et utile. »

Thornton souligne aussi l'importance des observations sur le long terme : une étude de 15 ans sur le rôle de l'azote dans la nutrition des plantes dans la forêt de Harvard a fourni d'importantes données pour tester cette représentation mathématique du cycle de l'azote. Une longue étude qui pourrait, selon Thornton, améliorer l'exactitude de la simulation si elle est conduite encore plus longtemps.

Cette étude est un pas de plus vers une prédiction plus réaliste de l'évolution climat. Néanmoins, des processus potentiellement significatifs et leur dynamique manquent toujours aux simulations. Par exemple, les changements de végétation liés d'une part à l'utilisation des sols par l'Homme et d'autre part à la modification du climat ne sont pas pris en compte. Ces deux sujets sont l'objet d'études en cours.

Le cycle de l'azote au sein d'un écosystème terrestre est complexe. © Securiblogue/Flickr Licence Creative Commons (by-nc-sa 2.0)
Le cycle de l'azote au sein d'un écosystème terrestre est complexe. © Securiblogue/Flickr Licence Creative Commons (by-nc-sa 2.0)
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September 29

Le carbone, cet atome qui nous obsède !

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Taxe carbone, bonus écologique, bilan carbone... Le carbone obnubile désormais nos politiques et nos médias, symbole du réchauffement climatique résumant à lui tout seul le drame environnemental qui nous entoure. Et tant pis pour le reste. La chronique d'Angélie Baral.

C'est une véritable chasse aux sorcières du réchauffement climatique. Sus au carbone, symbole de ce CO2 maudit. Et tant pis si nos émissions ne contribuent qu'à 55 % des gaz à effet de serre d'origine humaine participant au réchauffement. Méthane, halocarbures, protoxyde d'azote et ozone troposphérique constituent les 45% restants, dans un silence religieux.

Oubliés ces espèces qui disparaissent par millions, cet air envahi de microparticules imprégnant nos poumons, ces traces d'hormones, d'antibiotiques et de nitrates dans nos rivières ou ces tonnes de gravats radioactifs issus de centrales nucléaires démantelées qu'il faut enterrer...

Pourtant, même si des millions d'êtres humains en souffriront, nos territoires et nos modes de vie s'adapteront à quelques degrés de plus, mais pas au déclin dramatique de la biodiversité. Notre agriculture ne perdurera pas sans abeilles pollinisatrices, dont les populations mondiales chutent. Nous ne survivrons pas en vidant les océans (seuls 20% des stocks de poissons ne sont pas surexploités) qui fournissent la moitié de l'oxygène mondial. Préparez vous à subir vos maladies, faute de nouveaux remèdes en l'absence de molécules miracles produites par le vivant disparu.

Faut-il croire que la nature ne fait pas vendre, celle là même qui a inspiré le velcro, le design du TGV japonais Shinkansen, des peintures autonettoyantes ou des écrans d'ordinateurs? Ce désintérêt ne résulte-t-il pas plutôt de notre désir de refouler la multiplication de génocides silencieux? Soyons honnête, le cri d'un insecte ne vaut rien face à notre consumérisme.

Mais à moins d'apprendre à synthétiser de l'eau, de la nourriture et de l'oxygène à partir de sable et de roche, mieux vaut préserver cette biodiversité dont notre vitalité dépend. Le carbone, ça ne nourrit pas son homme...

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September 20

La Terre est-elle ronde ?

 clipped from www.agoravox.fr

La Terre est-elle ronde ?

On peut raisonnablement se poser la question en ces jours funestes. Il est des évidences qui ne parviennent pas à entrer dans la conscience de l’homme quand ce dernier met toute son intelligence au service de sa bêtise. Car nous avons fâcheusement tendance à croire que ce que nous pensons est vrai puisque nous le pensons.

 

Un exemple ? Jadis la Terre était plate et le soleil lui tournait autour. C’était ainsi et puis c’est tout. Comment en était-on arrivé à cette conclusion, fruit de la conjecture humaine ? C’est pourtant simple : il suffit de lever les yeux vers le ciel pour constater que le soleil se lève d’un côté, puis qu’il se déplace pour se coucher de l’autre. C’est donc bien la preuve éclatante qu’il tourne autour de la terre qui est plate. Sinon certains auraient la tête en bas !

La religion s’accommodait fort bien de cette vérité. En effet, Dieu tout puissant ayant créé l’homme à son image, le refuge de sa progéniture ne pouvait qu’être au centre de l’Univers. Cet Univers étant fini, figé, puisque Dieu cessa de travailler (le veinard) le septième jour, laissant à son illustre créature le soin de gérer à sa guise les affaires quotidiennes et de trimer jusqu’à la retraite, c’est à dire jusqu’à soixan.....(mais bon ça devrait changer), sauf le dimanche puisque c’est le jour du Seigneur Glandeur (mais bon, ça devrait changer aussi).

C’était donc ainsi. L’humanité occidentale vivait dans l’erreur. Mais ce mensonge n’empêchait point la Terre de tourner. Comme quoi, l’influence de la pensée humaine sur l’Univers reste assez limitée. Quant à Dieu, il ne daigna même pas informer sa créature de sa méprise. C’est dire son mépris. (Epicure qui pensait que les Dieux avaient autre chose à faire que de s’intéresser à nous, avait raison).

Puis un jour certains navigateurs partirent sur de frêles esquifs et découvrirent des mondes inconnus par l’homme blanc. Ils avaient navigué jusqu’au bout du monde, mais n’étaient pas tombé dans le monstrueux précipice devant sertir la Terre plate. D’autres hommes comme Copernic, levèrent la tête vers le Ciel et s’interrogèrent : « Certes, le soleil apparait à l’ouest pour disparaître à l’Est et ainsi avons-nous l’impression qu’il tourne. Mais si c’est la Terre qui tourne autour du Soleil, l’impression sera la même. De plus, toutes ces étoiles qui scintillent n’ont pas la même place chaque nuit. Ce qui signifieraient que le système est beaucoup plus complexe que nous le pensions puisqu’elles tournent, elles aussi. Vite, il faut chercher la logique de ce système et en informer nos congénères ! »

Et Dieu, dans toute cela ? Justement, ses admirateurs officiels ne l’entendirent point ainsi. Car remettre en cause le système des planètes c’était remettre en cause l’image qu’ils imposaient de Dieu et de l’ordre du monde. C’était détruire leur autorité et leurs privilèges. Les inquisiteurs rallumèrent donc les bûchers pour bruler les suppôts de la vérité, au nom de l’amour de Dieu et du prochain, naturellement. Giordano Bruno et tant d’autres en moururent carbonisés (et l’effet de serre ?). Quant à Galilée il dût se rétracter et mentir pour ne pas finir en grillade. On imposa donc le mensonge par la peur !

Avec le temps, la vérité fit son chemin et comme on ne pouvait point passer toute l’humanité au barbecue, les inquisiteurs durent admettre leur méprise et la fermèrent une bonne fois pour toute (ça, c’est en rêve). La religion s’en remit rapidement, une fois de plus. Elle remania deux ou trois trucs dans sa théologie et relooka légèrement l’image qu’elle avait construit de Dieu. Ce qui lui permit de perdurer dans sa toute puissance quelques siècles encore.

Aujourd’hui l’homme à remplacé Dieu par une divinité plus humaine qu’il nomme le Marché, et plus aucune autorité n’est en mesure d’imposer un mensonge pour maintenir ses privilèges, n’est-ce pas ? Je vais donc démontrer le contraire :

Essayez un jour, pour voir, de remettre en cause la croissance et le système qui va avec, c’est à dire celui dans lequel nous survivons. Vous passerez au mieux pour un comique raté, au pire pour un dangereux ultra-gauchiste de Tarnac. Et pourtant, prétendre que la croissance infinie sur une planète aux ressources finies est impossible, c’est comme affirmer que la Terre est ronde et qu’elle tourne autour du soleil. C’est une vérité éclatante, mais pas encore évidente.

Alors quels sont aujourd’hui les inquisiteurs de la religion du Marché qui nous empêchent de nous interroger sur la contrevérité qui maintient notre système ? A qui profite ce mensonge ? Bien sur, un jour proche ou lointain, l’évidence prendra le dessus sur la forfaiture. Mais quand ? Car nos heures sont comptées !

Croire que la Terre était plate n’avait pas d’influence négative sur l’équilibre de la planète. Mais pour le culte de la croissance c’est bien différent. La croyance martelée à outrance que la croissance est seule à pouvoir nous sortir de la crise mondiale quand, en réalité, elle en est la responsable, a des conséquences immédiates et mortifères. Et comme à l’époque de Galilée, ce qui nous empêche d’y réfléchir, c’est la peur ! La peur que tout s’arrête !

Mais nous ne pourrons pas attendre quelques siècles, que les inquisiteurs d’aujourd’hui se taisent. Car désormais, les pensées de l’homme ne sont plus sans conséquence sur l’harmonie du monde. L’homme a acquis la capacité de modifier le monde à l’image de son mensonge. C’est inquiétant car nous pourrions préférer détruire la planète plutôt que d’admettre notre erreur. N’est-ce pas ce que nous faisons actuellement ? Nous aurons ainsi atteint la toute puissance de Dieu. Non pas dans la création, mais dans la Destruction.

à noter que la dès la Grèce antique certains affirmèrent que la terre était ronde et qu’elle tournait autour du soleil. Pour en savoir plus :

http://philo.pourtous.free.fr/Artic...

 
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September 13

Tribune de Richard Stallman : "En finir avec la guerre au partage"

 clipped from www.numerama.com

Tribune de Richard Stallman : "En finir avec la guerre au partage"

Dans un article parfois incisif, Richard Stallman dresse un tableau assez sombre de la situation internationale sur le partage de fichiers sur Internet. Que ce soit en Chine, aux Etats-Unis ou en Europe, les différents gouvernements cherchent à reprendre la main en verrouillant autant que possible le Réseau des réseaux. Fournissant quelques pistes de réflexion, Stallman reste prudent sur l'issue de cette "guerre"...

Richard Stallman, initiateur entre autres du projet GNU et de la licence publique générale GNU, a publié sur son site personnel une longue tribune intitulé "En finir avec la guerre au partage" (Ending the War on Sharing). La traduction a été entièrement réalisée par les membres de Framasoft et diffusée sur Framablog.

À l'heure où de nombreux gouvernements envisagent de renforcer le contrôle du Réseau des réseaux à cause du développement des échanges illicites sur Internet, Richard Stallman condamne cette guerre menée par les ayants droit contre le partage entre individus.

On notera que la situation française, et plus généralement européenne, est évoquée par Richard Stallman, puisqu'il aborde la directive européenne dont l'objet sera de couper l'accès Internet aux personnes suspectées de partage. À quelques jours de la reprise des débats sur l'Hadopi, nul doute que l'intervention du président de Free Software Foundation devrait amener du grain à moudre dans les discussions.

Diffusée sous les termes de la licence Creative Commons 3.0 BY-ND, nous reproduisons in extenso cette tribune dans nos colonnes :

 

"Quand les maisons de disques font toute une histoire autour du danger du « piratage », elles ne parlent pas d’attaques violentes de navires. Elles se plaignent du partage de copies de musique, une activité à laquelle participent des millions de personnes dans un esprit de coopération. Le terme « piratage » est utilisé par les maisons de disques pour diaboliser le partage et la coopération en les comparant à un enlèvement,un meurtre ou un vol.

Le copyright (NdT : Pour des questions de non correspondance juridique nous avons choisi de ne pas traduire copyright par droit d’auteur) a été mis en place lorsque la presse imprimée a fait de la copie un produit de masse, le plus souvent à des fins commerciales. Le copyright était acceptable dans ce contexte technologique car il servait à réguler la production industrielle, ne restreignant pas les lecteurs ou (plus tard) les auditeurs de musique.

Dans les années 1890, les maisons de disques commencèrent à vendre des enregistrements musicaux produits en série. Ceux-ci facilitèrent le plaisir de la musique et ne furent pas un obstacle à son écoute. Le copyright sur ces enregistrements était en général peu sujet à controverse dans la mesure où il ne restreignait que les maisons de disques mais pas les auditeurs.

La technique numérique d’aujourd’hui permet à chacun de faire et partager des copies. Les maisons de disques cherchent maintenant à utiliser les lois sur le copyright pour nous refuser l’utilisation de cette avancée technologique. La loi, acceptable quand elle ne restreignait que les éditeurs, est maintenant une injustice car elle interdit la coopération entre citoyens.

Empêcher les gens de partager s’oppose à la nature humaine, aussi la propagande orwellienne du « partager, c’est voler » tombe-t-elle généralement dans l’oreille de sourds. Il semble que le seule manière d’empêcher les gens de partager soit une guerre rude contre le partage. Ainsi, les maisons de disques, au moyen de leurs armes légales comme la RIAA, poursuivent en justice des adolescents, leur demandant des centaines de milliers de dollars, pour avoir partagé. Au même moment, des coalitions d’entreprises, en vue de restreindre l’accès du public à la technologie, ont développé des systèmes de Gestion de Droits Numériques pensés pour menotter les utilisateurs et rendre les copies impossibles : les exemples incluent iTunes ou encore les disques DVD et Blueray (voir DefectiveByDesign.org pour plus d’informations). Bien que ces coalitions opèrent de façon anti-concurrentielle, les gouvernements oublient systématiquement de les poursuivre légalement.

Le partage continue malgré ces mesures, l’être humain ayant un très fort désir de partage. En conséquence, les maisons de disques et autres éditeurs demandent des mesures toujours plus dures pour châtier les partageurs. Ainsi les États-Unis ont voté une loi en octobre 2008 afin de saisir les ordinateurs utilisés pour le partage interdit. L’union Européenne envisage une directive afin de couper l’accès à Internet aux personnes accusées (pas condamnées) de partage : voir laquadrature.net si vous souhaitez aider et vous opposer à cela. La Nouvelle-Zélande a déjà adopté une telle loi en 2008.

Au cours d’une récente conférence, j’ai entendu une proposition demandant que les gens prouvent leur identité afin d’accéder à Internet : une telle surveillance aiderait aussi à écraser la dissidence et la démocratie. La Chine a annoncé une telle politique pour les cybercafés : l’Europe lui emboitera-t-elle le pas ? Un premier ministre au Royaume-Uni a proposé d’emprisonner dix ans les personnes en cas de partage. Ce n’est toujours pas appliqué… pour le moment. Pendant ce temps, au Mexique, les enfants sont invités à dénoncer leurs propres parents, dans le meilleur style soviétique, pour des copies non-autorisées. Il semble qu’il n’y ait pas de limite à la cruauté proposée par l’industrie du copyright dans sa guerre au partage.

Le principal argument des maisons de disques, en vue de l’interdiction du partage, est que cela cause des pertes d’emplois. Cette assertion se révèle n’être que pure hypothèse[1]. Et même en admettant qu’elle soit vraie, cela ne justifierait pas la guerre au partage. Devrions-nous empêcher les gens de nettoyer leurs maisons pour éviter la perte d’emplois de concierges ? Empêcher les gens de cuisiner ou empêcher le partage de recettes afin d’éviter des pertes d’emplois dans la restauration ? De tels arguments sont absurdes parce que le remède est radicalement plus nocif que la maladie.

Les maisons de disques prétendent aussi que le partage de musique ôte de l’argent aux musiciens. Voilà une sorte de demi-vérité pire qu’un mensonge : on n’y trouve même pas une vraie moitié de vérité.
Car même en admettant leur supposition que vous auriez acheté sinon un exemplaire de la même musique (généralement faux, mais parfois vrai), c’est seulement si les musiciens sont des célébrités établies depuis longtemps qu’ils gagneront de l’argent suite à votre achat. Les maisons de disques intimident les musiciens, au début de leur carrière, par des contrats abusifs les liant pour cinq ou sept albums. Il est rarissime qu’un enregistrement, sous incidence de ces contrats, vende suffisamment d’exemplaires pour rapporter un centime à son auteur. Pour plus de détails, suivez ce lien. Abstraction faite des célébrités bien établies, le partage ne fait que réduire le revenu que les industriels du disque vont dépenser en procès intentés aux amateurs de musique.

Quant aux quelques musiciens qui ne sont pas exploités par leurs contrats, les célébrités bien assises, ce n’est pas un problème particulier pour la société ou la musique si elles deviennent un peu moins riches. Il n’y a aucune justification à la guerre au partage. Nous, le public, devrions y mettre un terme.

Certains prétendent que les maisons de disques ne réussiront jamais à empêcher les gens de partager, que cela est tout simplement impossible[2]. Etant données les forces asymétriques des lobbyistes des maisons de disques et des amateurs de musique, je me méfie des prédictions sur l’issue de cette guerre ; en tout cas, c’est folie de sous-estimer l’ennemi. Nous devons supposer que chaque camp peut gagner et que le dénouement dépend de nous.

De plus, même si les maisons de disques ne réussiront jamais à étouffer la coopération humaine, elles causent déjà aujourd’hui énormément de dégâts, juste en s’y essayant, avec l’intention d’en générer davantage demain. Plutôt que de les laisser continuer cette guerre au partage jusqu’à ce qu’ils admettent sa futilité, nous devons les arrêter aussi vite que possible. Nous devons légaliser le partage.

Certains disent que la société en réseau n’a plus besoin de maisons de disques. Je n’adhère pas à cette position. Je ne paierai jamais pour un téléchargement de musique tant que je ne pourrais pas le faire anonymement, je veux donc être capable d’acheter des CDs anonymement dans une boutique. Je ne souhaite pas la disparition des maisons de disques en général, mais je n’abandonnerai pas ma liberté pour qu’elles puissent continuer.

Le but du copyright (sur des enregistrements musicaux ou toute autre chose) est simple : encourager l’écriture et l’art. C’est un but séduisant mais il y a des limites à sa justification. Empêcher les gens de pratiquer le partage sans but commercial, c’est tout simplement abusif. Si nous voulons promouvoir la musique à l’âge des réseaux informatiques, nous devons choisir des méthodes correspondant à ce que nous voulons faire avec la musique, et ceci comprend le partage.

Voici quelques suggestions à propos de ce que nous pourrions faire :

  • Les fans d’un certain style de musique pourraient organiser des fans clubs qui aideraient les gens aimant cette musique.
  • Nous pourrions augmenter les fonds des programmes gouvernementaux existants qui subventionnent les concerts et autres représentations publiques.
  • Les artistes pourraient financer leurs projets artistiques coûteux par des souscriptions, les fonds devant être remboursés si rien n’est fait.
  • De nombreux musiciens obtiennent plus d’argent des produits dérivés que des enregistrements. S’ils adoptent cette voie, ils n’ont aucune raison de restreindre la copie, bien au contraire.
  • Nous pourrions soutenir les artistes musiciens par des fonds publics distribués directement en fonction de la racine cubique de leur popularité. Utiliser la racine cubique signifie que, si la célébrité A est 1000 fois plus populaire que l’artiste chevronné B, A touchera 10 fois plus que B. Cette manière de partager l’argent est une façon efficace de promouvoir une grande diversité de musique.
    La loi devrait s’assurer que les labels de disques ne pourront pas confisquer ces sommes à l’artiste, l’expérience montrant qu’elles vont essayer de le faire. Parler de « compensation » des « détenteurs de droits » est une manière voilée de proposer de donner l’essentiel de l’argent aux maisons de disques, au nom des artistes.
    Ces fonds pourraient venir du budget général, ou d’une taxe spéciale sur quelque chose liée plus ou moins directement à l’écoute de musique, telle que disques vierges ou connexion internet.
  • Soutenir l’artiste par des paiements volontaires. Cela fonctionne déjà plutôt bien pour quelques artistes tels que Radiohead, Nine Inch nail (NdT : Voir cette vidéo) ou Jane Siberry (sheeba.ca), même en utilisant des systèmes peu pratiques qui obligent l’acheteur à avoir une carte de crédit.
    Si chaque amateur de musique pouvait payer avec une monnaie numérique (NdT : digital cash), si chaque lecteur de musique comportait un bouton sur lequel appuyer pour envoyer un euro à l’artiste qui a créé le morceau que vous écoutez, ne le pousseriez-vous pas occasionnellement, peut-être une fois par semaine ? Seuls les pauvres et les vrais radins refuseraient.

Vous avez peut-être d’autres bonnes idées. Soutenons les musiciens et légalisons le partage.

Notes :

[1] Voir cet article, mais attention à son utilisation du terme de propagande « propriété intellectuelle », qui entretient la confusion en mettant dans le même panier des lois sans rapport. Voir ce lien et pourquoi il n’est jamais bon d’utiliser ce terme.

[2] Voir the-future-of-copyright."

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May 10

Moins de combustion pour un réchauffement limité à 2°C

Un article que j'ai lu sur un site traitant des énergies en général, et qui me semble assez clair, court, et facile a lire et surtout a comprendre. Je vous conseille également les commentaires en dessous de l'article.
clipped from www.enerzine.com
Moins de combustion pour un réchauffement limité à 2°C
GES: 50% en moins d’ici 2050 pour un réchauffement 2°CSi l'on souhaite limiter le réchauffement de la surface terrestre à 2°C, il faudrait brûler moins d'un quart des ressources prouvées [1] de combustibles fossiles d'ici 2050. Cette constatation provient d'une étude parue dans la dernière édition de la revue scientifique "Nature" [2].

Lors de cette étude, les chercheurs ont d'abord évalué la quantité de gaz à effet de serre (GES) qui peut être libérée dans l'atmosphère d'ici 2050, sans augmenter trop fortement le risque d'un réchauffement de plus de 2°C par rapport à la température préindustrielle.

L'"objectif-2°C" est convoité par 100 pays du monde [3] de sorte qu'entre 2000 et 2050, seulement mille milliards de tonnes de CO2 soient émis. Or, lors des 9 dernières années, déjà un tiers de cette quantité a été émise. "Si nous continuons à exploiter les combustibles fossiles comme auparavant, le budget-carbone sera épuisé d'ici seulement 20 ans et le réchauffement sera très supérieur à 2°C", selon Malte Meinshausen, auteur-directeur de l'étude et chercheur à l'Institut de Postdam pour la recherche sur les impacts du climat (PIK). Des scientifiques allemands, britanniques et suisses ont participé à cette étude de trois ans.

Si on désire limiter à 25% le risque d'un réchauffement supérieur à 2°C, les émissions de GES d'ici 2050 devraient être réduites de plus de 50% par rapport à 1990, selon les estimations. "Ce n'est qu'avec un abandon rapide des combustibles fossiles que nous avons de bonnes chances d'éviter un réchauffement sensible. Ainsi nous ne devons pas oublier qu'une augmentation de la température moyenne mondiale de 2°C dépasserait considérablement les fluctuations naturelles de la température qui ont permis la vie sur Terre, depuis que l'Homme existe", ajoute Malte Meinshausen.

GES: 50% en moins d’ici 2050 pour un réchauffement 2°C

Lors de l'étude, les chercheurs ont aussi estimé la quantité de GES qui seraient libérées par la combustion de toutes les ressources prouvées de pétrole, charbon ou gaz. Cette quantité est quatre fois supérieure au budget d'émissions d'ici 2050 [5]. "Pour maintenir le réchauffement en-dessous de 2°C, nous ne devons pas consommer plus d'un quart des réserves prouvées de combustibles fossiles, et à terme uniquement une fraction infime du total des gisements connus", affirme Bill Hare, co-auteur de l'étude.

Pour effectuer les estimations, les chercheurs ont installé un modèle d'ordinateur efficace, prenant en compte les effets de tous les GES, matières en suspension dans l'air et polluants gazeux, et incorporant l'ensemble des marges de fluctuation des réponses possibles du cycle du carbone et du système climatique terrestre. Cela a été combiné lors des simulations avec environ mille parcours temporels d'émissions.

Les incertitudes liées à la modélisation du changement climatique ont été particulièrement prises en compte dans cette étude. Le savoir actuel concernant le changement climatique, fondé sur l'observation, a été rassemblé en estimations probabilistes. A cela se rajoute un grand nombre de résultats divers de simulations, provenant du dernier rapport d'état des lieux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (IPCC) [6]. Cette approche détaillée permet à cette étude d'aller beaucoup plus loin que les recherches précédentes.

Ces résultats ont une signification très importante pour les négociations internationales en ce qui concerne un accord sur le climat. "Notre étude s'appuie sur de nombreux travaux de recherche qui ont été intégrés dans le rapport du IPCC. Ils montrent clairement que pour atteindre l'"objectif-2°C" que de nombreux pays visent, il faut se mobiliser rapidement pour suivre l'évolution bleue sur le graphe au lieu de la rouge", affirme Sarah Raper, co-auteur de l'étude, de l'Université métropolitaine britannique de Manchester (Manchester Metropolitan University). "Avec chaque année de retard, nous rongeons davantage notre budget d'émissions, limitons notre marge de manoeuvre et augmentons le risque de répercutions dangereuses", ajoute Reto Knutti, co-auteur de l'étude, de l'Ecole technique suisse fédérale de Zürich.

Une étude concomitante, réalisée par l'équipe d'auteurs de Myles Allen, de l'Université britannique d'Oxford, qui a été publiée dans la même édition de "Nature", présente l'urgence de limiter également la quantité de carbone [8] que l'humanité rejette. "En théorie, c'est la somme de toutes les émissions de CO2 qui compte. En pratique, cela signifie que la réduction substantielle des émissions globales doit bientôt démarrer, et ce avant 2020. Si nous attendons davantage, la réduction des émissions de carbone s'accompagnera d'immenses coûts économiques et de défis technologiques - qui seront bien supérieurs à ce que la science et la politique permettent aujourd'hui", conclut Malte Meinshausen.

Les auteurs des deux articles d'experts ont rédigé ensemble un article [9], traitant des exigences à long terme dans le domaine politique, disponible sur le site Internet "Nature Reports Climate Change".



- [1] Ressources prouvées : ressources en gaz et pétrole "raisonnablement certaines" d'être produites, en utilisant les technologies actuelles, au prix actuel et selon les accords commerciaux et gouvernementaux en cours. Dans l'industrie, elles sont connues sous le nom 1P, ou P90 (car elles ont 90% de chance d'être mise en production). On les oppose aux réserves probables (2P ou P50) et possibles (3P ou P10).

- [2] Meinshausen, M., Meinshausen, N., Hare, W., Raper, S. C. B., Frieler, K., Knutti, R., Frame, D. J. & Allen, M. Greenhouse gas emission targets for limiting global warming to 2°C. Nature, doi: 10.1038/nature08017 (2009).

- [3] Pour réduire le changement climatique, parmi les 192 pays signataires de la convention cadre pour le climat des Nations Unies, 109 ont affirmé désirer limiter le réchauffement mondial à 2°C ou moins par rapport au niveau préindustriel. Certains des Etats les plus vulnérables comme les îles ou les pays en développement se sont engagés à un réchauffement acceptable maximal de 1,5°C.

- [5] Suite à l'exploitation de combustibles fossiles et à la déforestation, plus de 300 milliards de tonnes de CO2 ont été libérées depuis l'an 2000. Le budget d'émissions de mille milliards de tonnes de CO2 entre 2000 et 2050 a ainsi été réduit actuellement à moins de 700 milliards de tonnes. Le budget restant correspond à moins d'un quart des émissions - d'environ 2.800 milliards de tonnes de CO2 - qui seraient libérées selon les estimations lors de la combustion des ressources fossiles prouvées.

- [8] 1 milliard de tonnes de carbone correspond à 44/12 (environ 3,667) milliards de tonnes de CO2.

- [9] News & Views Artikel in Nature: Schmidt, G. & Archer, D. Too much of a bad thing. Nature (2009)

BE Allemagne numéro 435 (6/05/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59001.htm

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