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December 18 Des terres rares en abondance pour les technologies vertes ?
Abondamment utilisées dans les technologie de pointe, et notamment « vertes », les terres rares sont... trop rares. La quasi-totalité vient de Chine et on commence à parler de pénurie. Une technique de récupération, simple et efficace, pourrait changer la donne.
C’est en peaufinant un procédé de récupération du dioxyde de titane (TiO2) dans les déchets industriels que l’équipe du professeur Animesh Jha a réalisé cette percée à la Faculté d’Ingénierie de Leeds. Les membres de cette équipe ont en effet réalisé qu’ils pouvaient récupérer les terres rares contenues dans ce dioxyde de titane, et ce de manière simple et peu coûteuse.
Les terres rares, appelées aussi lanthanides, sont des éléments chimiques qui ne sont pas vraiment rares mais qui sont très réactifs. Il est donc rare de trouver ces oxydes sous forme pure ou concentrée. Parmi les quelques gisements connus, le plus rentable se trouve en Chine, en Mongolie intérieure.
Des terres rares… omniprésentes dans la technologie de pointeL’énumération de ces éléments sonne comme une récitation de latin : lanthane, cérium, praséodyme, néodyme, prométhéum, samarium, europium, gadolinium, terbium, dysprosium, holmium, erbium, thulium, ytterbium et lutétium. Mais ils sont bien vivants dans l’industrie puisqu’ils sont essentiels à la plupart des technologies de pointe.
Selon Animesh Jha, qui a dirigé l’étude de la faculté d’Ingénierie de Leeds, « ces matériaux sont […] largement utilisés dans les moteurs de voitures et l’électronique, les industries militaire et nucléaire. En fait, ils interviennent dans tant de technologies de pointe que la demande supplémentaire pour leurs applications dérivées devrait dépasser les approvisionnements ».Or la Chine assure 96% de la production mondiale de cette matière première, qu’elle contrôle de manière stricte (quota, taxe à l’exportation) pour la réserver à son industrie. Le néodyme permet en effet de produire des aimants surpuissants pour moteur électrique et donc pour les éoliennes et turbines hydroélectriques, ou encore pour les voitures hybrides et électriques. Quant au terbium, il sert à la production de lampes basse consommation et d’écrans informatiques.
« Le Moyen-Orient a du pétrole, la Chine a des terres rares », Deng Xiaoping, 1992 « Il y a un sérieux risque que les technologies qui pourraient avoir un impact environnemental majeur soient freinées par la pénurie de ces matières premières essentielles », affirme Animesh Jha, avant d’annoncer que son « nouveau procédé, qui est lui-même plus "vert" que les techniques actuelles, pourrait rendre ce risque moins probable ».
« Notre taux de récupération varie entre 60 et 80%, bien qu’avec de meilleurs procédés industriels nous pourrions être capable d’augmenter ce taux à l’avenir. Mais déjà, la récupération des oxydes de néodyme (Nd), de cérium (Ce) et de lanthane (La) à partir de déchets de production – qui sont très souvent associés avec les minéraux d’oxyde de titane – représente un double bénéfice environnemental impressionnant ». Ce procédé permettrait en effet de recycler les effluents industriels pour les dépolluer et de produire du titane et des terres rares.A l’échelle industrielle, ce nouveau procédé pourrait briser le monopole chinois. Il assurerait ainsi l’indépendance géopolitique du développement des technologies vertes et des technologies de l’information et de la communication (TIC), actuellement en pleine croissance et porteuses de promesses de développement durable.

La production des terres rares de 1950 à 2000. Depuis la fermeture de la mine américaine de Mountain Pass, la Chine contrôle cette matière première. © Michael Diggles, domaine public

Les lampes basse consommation utilisent le terbium, une terre rare, comme pigment. © Richard Holden CC by-nc-sa Get Clipmarks - The easiest way to email text, images and videos you find on the web. November 30
ALAIN GRANDJEAN ECONOMISTE ET MEMBRE DE LA COMMISSION GRAND EMPRUNT
« Il faudrait 100 milliards d'euros pour financer la transition écologique »
Le rapport de la commission arbitre largement en faveurde l'environnement. Etes-vous satisfait ?
Sur le fond, ce rapport est important car il montre qu'environnement et développement durable sont facteurs d'innovation. L'écologie, ce n'est pas revenir à la bougie, mais au contraire faire des découvertes pour économiser les ressources naturelles et polluer moins. L'argent mobilisé pour la recherche fondamentale grâce au grand emprunt permettra d'aller dans ce sens. Le deuxième élément extrêmement positif est l'intégration de critères environnementaux (bilan carbone et coût de la tonne de CO2 évitée) et sociaux dans les critères de gouvernance des fonds attribués. La rentabilité financière ne peut être le seul critère pris en compte. Enfin, les investissements prévus en matière d'efficacité énergétique des logements sociaux, le soutien au recyclage et aux solutions énergiques décarbonées et l'idée de subventionner 10 projets urbains sont majeurs.
Avez-vous des regrets ?
Nous sommes restés trop centrés sur les technologies et pas assez sur la sobriété et les changements de comportement. Je regrette également que la précarité énergétique ne soit pas mieux prise en compte. Les ménages défavorisés ne vivent pas tous dans les logements sociaux ! Ils sont le plus souvent locataires de propriétaires privés qui n'ont pas les moyens ou pas intérêt à rénover leurs logements. Leurs charges de chauffage vont augmenter sur le long terme. On retrouve le débat qui nous a occupés l'été dernier avec la taxe carbone. L'Etat a été accusé, en contribuant à une hausse du prix du pétrole et du gaz, de mettre en difficulté des gens qui n'avaient pas d'alternative et devront continuer à utiliser leurs voitures et à se chauffer dans des maisons mal isolées. Pour s'attaquer sérieusement à la réduction des émissions de CO2 et de la consommation de ressources, il faut nettement plus d'ambition.
C'est-à-dire ?
Refuser que le grand emprunt serve à financer le ferroviaire, la création de réseaux de transport collectif au coeur des villes, un programme de compteurs intelligents et les infrastructures écologiques nécessaires à la préservation de la biodiversité ne fait pas disparaître les problèmes. Les 35 milliards d'euros, dont une bonne partie sera en fait capitalisée dans des fondations ou des agences, ne sont pas suffisants. Inutile, deux semaines avant le démarrage de la conférence de Copenhague, de rappeler que l'enjeu est d'être capable d'isoler nos 30 millions de logements et de réduire fortement notre mobilité carbonée. Et qu'il faudra par ailleurs trouver un financement pour aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique…
Jusqu'où aurait-il fallu aller et comment ?
Pour trouver rapidement de nouvelles ressources financières, sans prendre le risque de ruiner les finances publiques, la méthode la plus efficace nous semble être la mise en place, par la Banque centrale, d'une ligne de 100 milliards d'euros, à dépenser dans les cinq ans, exclusivement consacrée au financement de la transition écologique. Cette ligne exceptionnelle, créée pour faire face à un péril historique, ne serait pas comptée dans le calcul de la dette publique, car elle n'aurait pas à être remboursée. La Banque refinancerait (comme elle le peut juridiquement) la Caisse des Dépôts et Consignations qui alimenterait une agence chargée de répartir le montant de la somme empruntée pour les projets d'infrastructure.
Il s'agit néanmoins de création de monnaie contraire à l'orthodoxie ?
Les Etats européens et la Banque centrale ont été capables de trouver des méthodes non conventionnelles pendant la crise financière parce c'était pour eux une ardente obligation. Les crises énergétique et écologique qui vont en s'amplifiant seront beaucoup plus graves alors que la crise économique actuelle n'est pas finie. Par ailleurs, cette mesure peut faire l'objet d'une gouvernance très rigoureuse. Elle n'exerce aucune pression sur le marché de la dette. Contrairement à une idée reçue, elle ne sera pas inflationniste. Elle sera le contrepoint bienvenu dans une période de durcissement et de resserrement du crédit bancaire, qui réduiront la création monétaire. En conduisant à une relance bien orientée vers les activités de demain, elle pourra être appréciée par les marchés si elle est bien communiquée.
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October 20 La prise en compte du cycle de l'azote affine les prédictions climatiques.
Pour la première fois, des scientifiques ont introduit, avec succès, le cycle de l'azote dans des simulations climatiques. Les résultats mettent en doute de précédentes hypothèses sur la rétroaction climat-carbone, ce qui pourrait améliorer la précision des modèles prévisionnels du réchauffement climatique.Publiés dans Biogeosciences, les résultats de l'expérience du département des énergies du Oak Ridge National Laboratory (ORNL) et du National Center for Atmospheric Research illustrent la complexité de la modélisation du climat. Ils démontrent une fois de plus comment des processus naturels ont un impact conséquent sur le cycle de carbone et les simulations climatiques.
En l'occurrence, en intégrant dans le modèle climatique l'exigence en substances nutritives des plantes, les scientifiques ont constaté que le réchauffement climatique au cours du siècle à venir pourrait être plus important que prévu.
Jusqu'à présent, les modèles climatiques ont ignoré les exigences nutritives de la végétation. En d'autres termes, le postulat des modèles est que toutes les plantes de la Terre ont accès à autant de substances nutritives que nécessaire. Mais en prenant ces exigences en considération, les auteurs ont montré que la croissance des plantes au cours du siècle à venir pourrait être deux à trois fois plus limitée que prévue. Or moins de croissance implique moins de CO2 absorbé par la végétation. On s'attend donc à ce que les concentrations en CO2 dans l'atmosphère augmentent...
Cette réduction de croissance est toutefois partiellement compensée par un autre effet de la hausse des températures : la décomposition accélérée des plantes et autres matières organiques qui augmente la quantité de substances nutritives disponibles pour les plantes. Cependant les auteurs ont découvert que cette disponibilité accrue en substances nutritives ne contrebalance pas la réduction de croissance des plantes.
Une étude complexe qui doit être poursuivie Au passage, on remarque que les scientifiques impliqués appartiennent à huit institutions différentes (ORNL, le National Center for Atmospheric Research, le National Oceanic and Atmospheric Administration Earth System Research Laboratory et plusieurs universités). Ce qui démontre clairement la large expertise exigée pour s'attaquer à un domaine aussi pluridisciplinaire. « Pour faire ces expériences sur les modèles climatiques, une expertise est nécessaire sur le cycle de l'azote, mais il y a aussi la modélisation du climat, l'océan, la chimie atmosphérique... Il faut ensuite prendre en compte de nombreuses observations pour paramétrer le modèle, souligne Thornton. Le défi a été de combler l'écart entre les disciplines et de démontrer à la très large gamme de scientifiques, des spécialistes de la dynamique des nuages aux spécialistes des circulations océaniques profondes, que [l'incorporation du cycle de l'azote dans les modèles climatiques] était une approche valable et utile. »
Thornton souligne aussi l'importance des observations sur le long terme : une étude de 15 ans sur le rôle de l'azote dans la nutrition des plantes dans la forêt de Harvard a fourni d'importantes données pour tester cette représentation mathématique du cycle de l'azote. Une longue étude qui pourrait, selon Thornton, améliorer l'exactitude de la simulation si elle est conduite encore plus longtemps.
Cette étude est un pas de plus vers une prédiction plus réaliste de l'évolution climat. Néanmoins, des processus potentiellement significatifs et leur dynamique manquent toujours aux simulations. Par exemple, les changements de végétation liés d'une part à l'utilisation des sols par l'Homme et d'autre part à la modification du climat ne sont pas pris en compte. Ces deux sujets sont l'objet d'études en cours.
Le cycle de l'azote au sein d'un écosystème terrestre est complexe. © Securiblogue/Flickr Licence Creative Commons (by-nc-sa 2.0)
Get Clipmarks - The easiest way to email text, images and videos you find on the web. September 29 Taxe carbone, bonus écologique, bilan carbone... Le carbone obnubile désormais nos politiques et nos médias, symbole du réchauffement climatique résumant à lui tout seul le drame environnemental qui nous entoure. Et tant pis pour le reste. La chronique d'Angélie Baral.
C'est une véritable chasse aux sorcières du réchauffement climatique. Sus au carbone, symbole de ce CO2 maudit. Et tant pis si nos émissions ne contribuent qu'à 55 % des gaz à effet de serre d'origine humaine participant au réchauffement. Méthane, halocarbures, protoxyde d'azote et ozone troposphérique constituent les 45% restants, dans un silence religieux.
Oubliés ces espèces qui disparaissent par millions, cet air envahi de microparticules imprégnant nos poumons, ces traces d'hormones, d'antibiotiques et de nitrates dans nos rivières ou ces tonnes de gravats radioactifs issus de centrales nucléaires démantelées qu'il faut enterrer...
Pourtant, même si des millions d'êtres humains en souffriront, nos territoires et nos modes de vie s'adapteront à quelques degrés de plus, mais pas au déclin dramatique de la biodiversité. Notre agriculture ne perdurera pas sans abeilles pollinisatrices, dont les populations mondiales chutent. Nous ne survivrons pas en vidant les océans (seuls 20% des stocks de poissons ne sont pas surexploités) qui fournissent la moitié de l'oxygène mondial. Préparez vous à subir vos maladies, faute de nouveaux remèdes en l'absence de molécules miracles produites par le vivant disparu.
Faut-il croire que la nature ne fait pas vendre, celle là même qui a inspiré le velcro, le design du TGV japonais Shinkansen, des peintures autonettoyantes ou des écrans d'ordinateurs? Ce désintérêt ne résulte-t-il pas plutôt de notre désir de refouler la multiplication de génocides silencieux? Soyons honnête, le cri d'un insecte ne vaut rien face à notre consumérisme.
Mais à moins d'apprendre à synthétiser de l'eau, de la nourriture et de l'oxygène à partir de sable et de roche, mieux vaut préserver cette biodiversité dont notre vitalité dépend. Le carbone, ça ne nourrit pas son homme...
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On peut raisonnablement se poser la question en ces jours funestes. Il est des évidences qui ne parviennent pas à entrer dans la conscience de l’homme quand ce dernier met toute son intelligence au service de sa bêtise. Car nous avons fâcheusement tendance à croire que ce que nous pensons est vrai puisque nous le pensons.
Un exemple ? Jadis la Terre était plate et le soleil lui tournait autour. C’était ainsi et puis c’est tout. Comment en était-on arrivé à cette conclusion, fruit de la conjecture humaine ? C’est pourtant simple : il suffit de lever les yeux vers le ciel pour constater que le soleil se lève d’un côté, puis qu’il se déplace pour se coucher de l’autre. C’est donc bien la preuve éclatante qu’il tourne autour de la terre qui est plate. Sinon certains auraient la tête en bas !
La religion s’accommodait fort bien de cette vérité. En effet, Dieu tout puissant ayant créé l’homme à son image, le refuge de sa progéniture ne pouvait qu’être au centre de l’Univers. Cet Univers étant fini, figé, puisque Dieu cessa de travailler (le veinard) le septième jour, laissant à son illustre créature le soin de gérer à sa guise les affaires quotidiennes et de trimer jusqu’à la retraite, c’est à dire jusqu’à soixan.....(mais bon ça devrait changer), sauf le dimanche puisque c’est le jour du Seigneur Glandeur (mais bon, ça devrait changer aussi).
C’était donc ainsi. L’humanité occidentale vivait dans l’erreur. Mais ce mensonge n’empêchait point la Terre de tourner. Comme quoi, l’influence de la pensée humaine sur l’Univers reste assez limitée. Quant à Dieu, il ne daigna même pas informer sa créature de sa méprise. C’est dire son mépris. (Epicure qui pensait que les Dieux avaient autre chose à faire que de s’intéresser à nous, avait raison).
Puis un jour certains navigateurs partirent sur de frêles esquifs et découvrirent des mondes inconnus par l’homme blanc. Ils avaient navigué jusqu’au bout du monde, mais n’étaient pas tombé dans le monstrueux précipice devant sertir la Terre plate. D’autres hommes comme Copernic, levèrent la tête vers le Ciel et s’interrogèrent : « Certes, le soleil apparait à l’ouest pour disparaître à l’Est et ainsi avons-nous l’impression qu’il tourne. Mais si c’est la Terre qui tourne autour du Soleil, l’impression sera la même. De plus, toutes ces étoiles qui scintillent n’ont pas la même place chaque nuit. Ce qui signifieraient que le système est beaucoup plus complexe que nous le pensions puisqu’elles tournent, elles aussi. Vite, il faut chercher la logique de ce système et en informer nos congénères ! »
Et Dieu, dans toute cela ? Justement, ses admirateurs officiels ne l’entendirent point ainsi. Car remettre en cause le système des planètes c’était remettre en cause l’image qu’ils imposaient de Dieu et de l’ordre du monde. C’était détruire leur autorité et leurs privilèges. Les inquisiteurs rallumèrent donc les bûchers pour bruler les suppôts de la vérité, au nom de l’amour de Dieu et du prochain, naturellement. Giordano Bruno et tant d’autres en moururent carbonisés (et l’effet de serre ?). Quant à Galilée il dût se rétracter et mentir pour ne pas finir en grillade. On imposa donc le mensonge par la peur !
Avec le temps, la vérité fit son chemin et comme on ne pouvait point passer toute l’humanité au barbecue, les inquisiteurs durent admettre leur méprise et la fermèrent une bonne fois pour toute (ça, c’est en rêve). La religion s’en remit rapidement, une fois de plus. Elle remania deux ou trois trucs dans sa théologie et relooka légèrement l’image qu’elle avait construit de Dieu. Ce qui lui permit de perdurer dans sa toute puissance quelques siècles encore.
Aujourd’hui l’homme à remplacé Dieu par une divinité plus humaine qu’il nomme le Marché, et plus aucune autorité n’est en mesure d’imposer un mensonge pour maintenir ses privilèges, n’est-ce pas ? Je vais donc démontrer le contraire :
Essayez un jour, pour voir, de remettre en cause la croissance et le système qui va avec, c’est à dire celui dans lequel nous survivons. Vous passerez au mieux pour un comique raté, au pire pour un dangereux ultra-gauchiste de Tarnac. Et pourtant, prétendre que la croissance infinie sur une planète aux ressources finies est impossible, c’est comme affirmer que la Terre est ronde et qu’elle tourne autour du soleil. C’est une vérité éclatante, mais pas encore évidente.
Alors quels sont aujourd’hui les inquisiteurs de la religion du Marché qui nous empêchent de nous interroger sur la contrevérité qui maintient notre système ? A qui profite ce mensonge ? Bien sur, un jour proche ou lointain, l’évidence prendra le dessus sur la forfaiture. Mais quand ? Car nos heures sont comptées !
Croire que la Terre était plate n’avait pas d’influence négative sur l’équilibre de la planète. Mais pour le culte de la croissance c’est bien différent. La croyance martelée à outrance que la croissance est seule à pouvoir nous sortir de la crise mondiale quand, en réalité, elle en est la responsable, a des conséquences immédiates et mortifères. Et comme à l’époque de Galilée, ce qui nous empêche d’y réfléchir, c’est la peur ! La peur que tout s’arrête !
Mais nous ne pourrons pas attendre quelques siècles, que les inquisiteurs d’aujourd’hui se taisent. Car désormais, les pensées de l’homme ne sont plus sans conséquence sur l’harmonie du monde. L’homme a acquis la capacité de modifier le monde à l’image de son mensonge. C’est inquiétant car nous pourrions préférer détruire la planète plutôt que d’admettre notre erreur. N’est-ce pas ce que nous faisons actuellement ? Nous aurons ainsi atteint la toute puissance de Dieu. Non pas dans la création, mais dans la Destruction.
à noter que la dès la Grèce antique certains affirmèrent que la terre était ronde et qu’elle tournait autour du soleil. Pour en savoir plus :
http://philo.pourtous.free.fr/Artic...
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